Récits de randonnées

 

Souvenirs d'une randonnée d'été

Ecrit l'hiver 2001 :
Maintenant que c'est encore l'hiver et qu'il fait froid, il est difficile d'imaginer les belles randonnées d'été, la campagne, le soleil, la chaleur, la sueur, la fatigue, la soif, et j'en passe.Pourtant dans cet article je vais vous emporter sur les hauteurs des alpes valaisannes en plein été, avec Roger et son troupeau de randonneurs. Ce n'est pas forcément comme ça que cela c'est passé, mais comme cela sont mes souvenirs.

1er jour Ranch-Balavaux :

Nous sommes partis du Ranch sous une pluie fine pour monter jusqu'à Balavaux. Un trajet assez connu que je ne vais pas le décrire ici. La pluie s'arrête pour la pause de midi qui se déroule sur une terrasse avec pique-nique ou plat du jour (tellement bon que certains prennent une deuxième assiette, mieux garnie que la première.)
Les chevaux, entre-temps, broutent l'herbe autour de la terrasse. Suit la montée jusqu'à Balavaux. Un petit arrêt chez Lina, mais comme il n'y a personne à la maison et que l'orage menace nous montons directement pour profiter du bon accueil et des douches chaudes qui nous attendent.
Pendant la soirée l'orage éclate. Nos bons serviteurs (oui, cela existe encore) sortent pour mettre les selles et les brides à l'abri. Un de nos serviteurs souffre de l'épreuve du râteau--demandez lui et il vous expliquera comment cela se déroule de recevoir un râteau en pleine figure au milieu de la nuit.
Pendant la soirée Roger discute avec le gardien de la cabane et le berger du coin. Il paraît qu'il y a un chemin qui passe par le Plan du Fou pour rejoindre Siviez, un dit que c'est possible avec les chevaux. L'autre pas. Qui sait ce qui nous attend le lendemain?


2ème jour : Balavaux--Thyon 2000

L'orage a passé, il fait grand beau et nous profitons des rayons du soleil matinal sur la terrasse. Princesse, cheval de Dédé, a été effrayée pendant la nuit et a une bosse derrière l'oreille. Dédé téléphone pour faire amener son cheval de rechange à Siviez. Nous partons sous un ciel radieux en passant par la bergerie pour monter par le chemin indiqué à Roger la veille.  Nous passons dans les rochers sur un chemin pédestre rouge (ndlr. Pourquoi tous les chemins qu'on prend avec Roger sont-ils rouge? Quand ils existent?) qui monte par les carrières et autres obstacles pour arriver enfin au
Basso d'Alou.
Une pause pour les chevaux, qui n'en ont pas tellement besoin, étant monté au pas de l'homme, mais qui apprécient l'herbe de cette altitude et nous les hommes profitons pour prendre des photos depuis le toit du monde. D'ici nous avons une vue panoramique sur les vallées et les montagnes qui nous entourent. Il fait beau, il fait chaud et nous avons soif!.
Une bière plus tard nous entamons la descente jusqu'à Siviez, au début par un chemin pédestre entre les rochers, ensuite par un chemin qui longe la forêt puis qui à la fin débouche sur le goudron pour arriver à bon port (3 heures de marche, nous sommes crevés et nous avons soif).
Mais c'était quand même une très jolie descente. Nous attachons les chevaux dans un pré o'u ils peuvent manger à leur faim, nous échangeons Princesse contre Alf, un cheval d'envergure et nous allons manger sous les ombrelles d'une terrasse ensoleillée.
Après la pause de midi nous montons par les collines de Siviez et suivons les chemins de montagne que les skieurs prennent en hiver vers Thyon 2000. Il fait beau et chaud, le soleil brille, nous traversons une prairie de vaches d'Hérens qui nous regardent avec curiosité et nous arrivons à une buvette qui est malheureusement fermée.
L'herbe est tellement bonne que nous laissons pâturer nos chevaux un b on moment avant de poursuivre notre route vers Thyon 2000. Comme nous avons toujours soif, nous nous arrêtons boire un verre au tipi de Veysonnaz avant de descendre au relais de Thyon o'u il y a des boxes pour les chevaux et des places pour nous.
Les chevaux se roulent avec plaisir dans le carré avant d'être installés dans leurs boxes, certains n'apprécient pas la vie en box ou n'apprécient pas leurs voisins car ils commencent tout de suite à démolir les parois. Nous nous occupons des chevaux en attendant l'arrivée de Stéphanie et Jean-Noël avec le bon repas de Cantal qui nous comble. Un dernier verre autour de la cheminée et tout le monde se met au lit pour se préparer pour les épreuves du lendemain.


3ème jour : Thyon 2000--Les Haudères

De Thyon nous partons sous le soleil matinal par les alpages d'Essert avec un passage aux gouilles pour rafraîchir les jambes de nos chevaux Le chemin est parfois étroit et mieux ne pas avoir le vertige;nous regardons les rapaces qui volent en dessous de nous. Tout est silence autour de nous: les montagnes sont majestueuses, le ciel est immense. Vers midi nous descendons dans le Val des Dix pour une petite pause avant de monter à Vendes o'u nous nous arrêtons pour manger. Tard dans l'après-midi nous nous mettons en route par le petit chemin pédestre qui longe la montagne suivi par la descente sur Evolène sur un étroit chemin pédestre caillouteux qui est dur pour les genoux
Enfin nous pouvons nous remettre en selle pour arriver à Evolène o'u nous nous arrêtons pour nous désaltérer avant le galop final jusqu'aux Haudères. Nous nous occupons de nos chevaux avant de nous installer à l'hôtel pour le repas du soir et la nuitée.


4ème jour : Les Haudères--Néjos

Le matin est consacré au ferrage des chevaux qui nous donne le temps de faire quelques commissions et de s'occuper de nos bêtes. En fin de matinée nous partons sur un joli chemin qui longe le coteau en traversant des bois avec quelques petits galops. Nous traversons la Borgne pour rallier Evolène o'u nous nous arrêtons pour la pause de midi au restaurant.
Le temps est splendide et nous nous sentons bien sous les parasols de la aterrasse. Nous partons par le village en s'arrêtant à la fontaine avant de monter de nouveau pour trouver le petit chemin qui nous mènera à Eison. Nous traversons pâturages et forêts comme il fait bon à l'ombre et faisons une pause au bistrot d'Eison avant de descendre à Néjos.
Ici nous pouvons lâcher les chevaux dans le pré et ils se régalent. Jean->Pi arrive pour passer la soirée et la nuit avec nous. Karin remonte au village rongée par un désir de chocolat et les chevaux trouve la porte du parc ouverte, nous rendent visitent autour de notre feu.
Tard dans la soirée tout le monde se couche pour la dernière nuit.

5ème jour : Néjos--Ranch

Le départ de Néjos est dur comme toujours, et la montée est rude. Bientôt il y aura une nouvelle route qui va diminuer la montée mais elle n'est pas encore terminée.
Ayant rangé nos affaires dans la jeep, nous nous mettons en selle et longeons le coteau par des petits chemins jusqu'à St-Martin o'u nous commençons la longue descente à pied à travers la fraîcheur appréciée de la forêt jusqu'à La Luette. Vers la fin de la descente nous montons sur les chevaux pour un galop décoiffant à travers la carrière.
Traversée de la Borgne par le pont en chantier et le village pour reprendre des petits chemins qui nous mènent à Euseigne. Ici nous nous arrêtons pour abreuver les chevaux et rafraîchira chevaux et cavaliers avant de descendre à Boyrion qui nous attend sous les pyramides, caché entre les arbres.
Après avoir mangé, nous construisons les parcs pour les chevaux, pour qu'ils puissent profiter d'une dernière liberté. Le temps de la sieste passe en regardant le comportement des chevaux et vers 15 h nous les sellons pour notre dernière demi-journée : un dernier galop sur le chemin qui mène à Vex, puis descente au Ranch.
Nous prenons une collation ensemble, une délicieuse tarte aux framboises et échangeons nos adresses, avant de manger une raclette qui marque la fin de cette randonnée qui s'est déroulée dans la bonne humeur et la camaraderie sous un soleil généreux. 
Merci à tous 
                                                                                                              signé Good Girl