Récits de randonnées

 

Randonnée de Napoléon  du 10 au 16 juillet 2000


1er jour Ranch-Martigny (El Capio)

Lundi 10 juillet 2000, 09 h 00, 11 chevaux sont pansés, sellés et bridés, et attendent patiemment dans l'écurie. 10 cavaliers et cavalières se trouvent avec Roger à l'abri sur la terrasse en train de boire des cafés en attendant que l'orage passe. Enfin l'ordre de départ est donné, et sous une pluie fine nous partons pour la première Randonnée de Napoléon.
Nous descendons sur les berges du Rhône, où Catherine et Kimoun nous rejoindront, étant partis plus tôt de leur coin pour traverser les rails du chemin de fer et la ville de Sion aux heures de pointe pour nous retrouver. Ensemble, sous cette pluie fine nous trottons jusqu'à Riddes, où nous sommes accueillis chaleureusement par nos amis Max et Gisèle où nous pouvons attacher nos chevaux dans le pré avec leur ration de foin et nous mettre à l'abri dans le carnotzet pour manger nos pique-nique et déguster les bons vins que Max et Gisèle nous proposent.
Nous attendons une éclaircie, mais elle fait long à venir; donc à 15 h 30 nous reprenons nos chevaux sous une légère pluie et, avec beaucoup de regrets pour le carnotzet confortable et chaud, nous continuons la route pour Martigny.
Pendant l'après-midi la pluie s'arrête. Comme Roger ne veut pas que sa troupe ne se dessèche, il nous mène entre les arbres mouillés sur les berges du Rhône, jusqu'à l'endroit où nous quittons les berges pour rejoindre le manège de Martigny, les chevaux seront hébergés chez M. Darioly pour cette première nuit.
Avec nos gros chapeaux et nos manteaux de pluie nous faisons fine figure dans ce manège, mais nous sommes accueillis avec politesse et grand sourire par les palefreniers.
Les chevaux, accoutumés de vivre en troupeau et en stalle, n'apprécient pas la vie de château en box, et hennissent sans arrêt pour s'assurer que leurs compagnons sont près d'eux.
Ayant désellé, débridé et contrôlé les sabots, nous les laissons dans de bonnes mains et allons au El Capio où notre gîte et notre souper nous attendent. Ah, une bonne douche, ah un bon souper autour duquel les amitiés se lient, et ah, un bon lit.


2ème jour Martigny-Orsières

Après un bon petit déjeuner, apprécié même par Christine-Kathy, nous retrouvons nos montures bien reposées après leur nuit cinq étoiles mais pressées quand même de se retrouver et de repartir.
En quittant le manège, une pluie fine s'installe, qui nous suit pendant la traversée de la zone industrielle jusqu'à l'amphithéâtre. Ici nous nous arrêtons pour une photo de famille, suivi par un galop dans l'amphithéâtre digne de « Gladiator ».
Nous traversons le bourg d'Octodure, vieux bourg pittoresque et moyenâgeux, une découvert pour Catherine et d'autres de notre groupe. Nous prenons un chemin pédestre qui monte par la forêt après la gare de chemin de fer Martigny-Orsières. Ensuite nous nous retrouvons sur un chemin caillouteux et aérien où il y a bien une barrière, mais trop basse pour les cavaliers et où il vaut mieux faire confiance au cheval, Caatherine a les flopettes.
Nous arrivons enfin dans un petit hameau, d'après mes souvenirs fait d'une maison et de chevaux dans un pré, où nous faisons une petite halte de soulagement pour les chevaux et les cavaliers. Nous continuons notre route par une montée et, en arrivant à un bistrot vers l'heure de l'apéritif, nous décidons d'arrêter, mais le bistrot est fermé.  Alors, nous continuons jusqu'au Col des Planches où nous pique-niquons pendant que nos chevaux broutent sous les arbres.
Après une courte pause, nous descendons tout droit pour arriver dans le village de Vens pour prendre le café. Farandole, qui ne veut pas rester sur place, fait un saut en bas pour atterrir dans les géraniums et fait tellement peur à Kimoun que ce dernier atterrit au milieu d'un jardin.
Nous quittons Vens à pied, par un joli chemin pédestre qui passe à travers les champs de fleurs « Ricola » (il y a une pancarte) et comme le soleil est sorti des nuages, il commence à faire chaud. Nous faisons une petite halte pour nous débarrasser de nos vêtements chauds et une de notre équipe signale à Roger que son cheval à un fer qui bouge. Nous continuons notre descente, après la mise en état du fer, par un superbe chemin forestier où il y a beaucoup de papillons, des papillons noirs et des papillons blancs avec une bordure noire ( qui ne figurent pas dans mon bouquin de flore et de faune, donc je ne peux pas les identifier) pour enfin arriver à Sembrancher.
Un joli village, avec une superbe fontaine en rond où tous les chevaux profitent de l'eau fraîche et pure sous le regard d'une tourelle et des maisons anciennes. Nous traversons les ruelles pavées pour remonter par des forêts sur la rive gauche de la Dranse et des prés « Ricola » avec non-signalé, un champ d'edelweiss. Sur notre droite, trois animaux difficiles à identifier--il s'agit de deux lamas et un âne--et enfin , la descente par les champs jusqu'à Orsières où nous laissons pâturer les chevaux avant de nous installer dans le couvert pour la nuit.
Un chien errant est dompté par Caramel, Raïssa se couche pour manger, Luc vient pour faire les soins nécessaires aux sabots et nous dînons d'un délicieux gratin charolais cuisiné par Chantal et amené par Julien.
On s'installe comme on peut dans le couvert; certains partent pour une soirée dans les endroits chauds d'Orsières, où les femmes sont battues par les hommes au baby-foot.
Enfin, tout le monde s'endort dans cette nuit fraîche, réveillé de temps en autre par Sunny< Boy et Zoé qui, ne trouvant leur enclos assez grand, ont envie de rôder autour de nous pour nous protéger des loups et autres mauvais esprits qui passent dans la nuit.


3ème jour Orsières--Col du Grand St-Bernard

Ayant bien nettoyé le couvert pour ne pas laisser des traces de notre passage, nous quittons Orsières par un temps frais mais sec, en empruntant une route forestière qui monte gentiment en passant par un camp de scouts venant du Jura qui s'amusent comme ils le peuvent par ce temps maussade jusqu'à un endroit où il y< a une pancarte annonçant « Bienvenue au Val d'Entremont » et où Roger nous signale que nous devons traverser la Dranse. Il faut traverser ici et passer derrière le sapin se trouvant sur l'autre berge /quel sapin). Roger nous montre le chemin :  il faut descendre (descente abrupte de deux mètres) dans le torrent, qui est heureusement pas trop haut et sortir de l'auatre côté. Christine-Caramel, descendue du cheval pour des raisons personnelles, a juste le temps de sauter sur son cheval avant qu'il se lance dans un magnifique saut pour suivre sont troupeau.
Nous continuons notre route par de beaux prés jusqu'au Chez Petit où Roger nous propose de s'arrêter pour boire un café. On descend du cheval, on attache le cheval--mais le café est fermé--alors, on détache le cheval, on se remet en selle et on continue la route.
Nous sommes sur une route forestière magnifique; Catherine, notre herboriste nous identifie les fleurs; les lis Martagon qui sont magnifiques et partout, les pétasites, les orchidées, les achillées, les campanules et les centaurées: de l'absinthe et du thym: les joubarbes et des épilobes. Autant de beaux noms pour de belles fleurs.
Nous entamons un bon trot en montant sur cette route, et enfin nous descendons pour traverser un pont en bois pour remonter à Bourg St-Pierre. Nous pénétrons dans le village par un magnifique pont en pierre qui date probablement depuis l'âge de Napoléon mais qui a malheureusement souffert des réparations modernes. Nous laissons brouter les chevaux à côté du camping en attendant l'installation de la ligne d'attache et puis les laissons se reposer pendant que nous participons à l'apéritif gracieusement offert par l'Office du Tourisme de Bourg St-Pierre avant d'aller manger au restaurant Le Petit Vélan.
Après avoir abreuvé les chevaux, nous reprenons la route historique de Napoléon, le soleil et le ciel bleu du Valais nous accompagnent. Nous arrivons au barrage des Toules que nous longeons par un joli chemin bordé de végétation qui cache les dangers d'un vide impressionnant.
Nous montons sur l'alpage par un petit chemin pédestre, mais il y a quatre vaches d'Hérens qui veulent descendre par le même chemin; heureusement Roger n'a pas peur et les fait fuit, mais une des vaches, plus tenace que les autres, nous contourne par le bas et commence à attaquer Kimoun. Plus de peur que de mal.
Maintenant nous devons passer par la clôture pour traverser un pré de vaches, mais nous ne trouvons pas le portail. Nous montons sur l'alpage jusqu'à un endroit où Roger estime que nous pouvons passer la barrière (premier juron léger que je n'ai jamais entendu de Roger) pour nous trouver entourés de vaches. Le chien JB chasse une vache, qui chasse Raïssa qui est prête à sauter dans le vide pour l'éviter. Que d'émotions!
Nous continuons de monter par ce chemin, parfois par la route, parfois par la vieille route caillouteuse; nous traversons un torrent et nous donnons un peu de repos et une pause-broute à nos chevaux. Nous voyons bien les nuages qui arrivent. Nous sommes au pied de la Combe des Morts, la dernière montée jusqu'à l'Hospice. Les jeunes et les entraînés descendent de leurs chevaux pour cette montée, raide et caillouteuse. Nous sommes dans le brouillard, avec de la neige et, en plus, un vent à couper le souffle. Quand nous arrivons à l'Hospice, à 18 h 30, nous pouvons bien être les marchand du XVeme siècle arrivant avec leurs troupeaux en besoin d'hébergement.
Un mulet nous accueille, il va passer la nuit dehors comme nos chevaux, qui sont emballés dans des couvertures de fortune: les bâches de l'armée, les tentes, les manteaux, e qu'on trouve.
Nous buvons une tasse de thé bienvenue, puis nous passons à table: une bonne soupe, des pâtes et une pomme, que certains gardent pour leur cheval,. Nous prenons, Roger y compris, dune douche, avant de goûter des cafés et autres spécialités Valdotaines pour les uns ou une visite à l'église et la crypte pour les autres. Les derniers rentrés contrôlent « l'empaquetage » des chevaux qui sont dans le vent et la neige, tandis que nous dormons dans un dortoir confortable et bien chauffé.

4ème jour Col Du Grand St-Bernard--Alpage d'Erra d'en Haut

à compléter