Récits de randonnées

 

Randonnée de deux jours à Balavaux
14 et 15 août 1999


Le départ était annoncé à 9 h 00, mais quart d'heure vaudois oblige, les futurs randonneurs ne purent pas compter sur la ponctualité de deux vausoises!
Débarquement précipité, brèves salutations à nos montures, enfourchement immédiat pour une balade qui se promettait palpitante. Et c'est donc par cette matinée ensoleillé que nous, douze cowboys et cowgirls avides de sensations sommes partis à l'aventure, guidés par Roger
Avant Nendaz, Nicole et son fidèle destrier se joignent à nous et la randonnée peut continuer. Gentiment, telle est la devise de Winetou qui, de touffes en touffes et sans sélection, erre allègrement sur le chemin.
Cet itinéraire choisi n'enchanate guère Lavinia, sa cavalière, qui a décidé de ne pas se laisser faire. C'est seulement une heure et demie plus tard que les complications surviennent.
Aladin, le cheval de Max, a plus de problèmes les pieds sur terre, et surtout à la montée, que sur son tapis volant. Finalement, son cavalier descend, imité par quelques autres angoissés, et continue un bout à pied.

Après cette sulfureuse grimpette, c'est au tour des fers de s'envoler.
Arrêt pour tout le monde en plein trot magnifique et prometteur, petite déception. Mais le moral remonte très vite et cela grâce à Vincent, qui, impatient de nous montrer ce qu'on apprend au manège d'Apples, entreprend un numéro de voltige assez original sur son copain Bill:
Un pied dans l'étrier gauche, l'autre enl'air, notre ami voulant enfourcher sa monture et ayant pris un peu trop d'élan se retrouve tout en souplesse de l'autre côté de l'animal.
Tout le monde se retourne y compris Bill un peu hilare de voir que son cavalier a décidé de continuer sans lui.

La balade reprend, toujours dans la bonne humeur, surtout que l'heure du dîner approche. Disons plutôt que l'heure du dîner doit être un élément assez fictif pour Roger et cela faisait déjà une heure que je menaçais de descendre définitivement de cheval si mon estomac restait creux cinq minutes de plus.
Arrêt pique-nique, attache des chevaux et apprentissage des nœuds à des poteaux de taille un poil supérieure à la normale.!! Démonstration de piaffer et de danse andalouse par le cheval de Nicole qui manifestement n'apprécie pas beaucoup ses nouveaux copains.

Remontés en selle, nous continuons notre périple, qui pour tout avouer, s'avère moins difficile que la montée du matin. La fin de  l'après-midi se déroule sans incident autre  et nous atteignons le chalet de Valavaux aux environs de 17 h 00. Les chevaux, libérés de leurs mors et de leurs selles se ruent avec avidité sur l'herbe, traînant derrière eux leurs fidèles cavaliers.
Roger attache les chevaux pour la nuit, ma pauvre Kyria en renfort contre le vent. Nous entrons dans le chalet et allons choisir une chambre, émerveillés par le luxe de notre habitat et c'est à notre grand bonheur que nous découvrons des couvertures, les nôtres négligemment oubliées soit au Ranch soit à Lausanne.
Enfin l'heure du souper. Festin mitonné par les gentils propriétaires du chalet avec comme dessert une coupe poire belle Hélène dont mes papilles se souviennent encore avec délice.

Et maintemant, place aux chibreurs : Vincent et Cédric opposés à
Lavinia et moi. Malgré un combat acharné, ce n'est pas ce soir là que l'honeur féminin triomphera, nous allons nous coucher bredouilles alors que Barbara, Karin, Philippe, Roger et Max boivent un petit coup et dansent un petit tour.

Le lendemain matin, 6 h 30 au réveil, nous descendons saluer Kyria et Winetou et là, nous découvrons que Rose d'Or a sans doute elle aussi dansé toute la  nuit si l'on en juge le sol où traîne l'un de ses fers.
Bon, nous allons prendre le petit déjeuner, composé de pain de seigle et de merveilleuse confiture d'abricots du Valais.
Ensuite, grâce à Barbara, hyper organisée et qui balade tout son matos dans ses sacoches de randonnées, nous brossons nos chevaux.
Une fois tout en place, nous emmenons nos montures pas encore bridées pour leur breakfast. Seul Cédric est entraîné par Caramel et non le contraire.
ur l'ordre du galant Roger, nous essayons vainement de brider les chevaux. A deux sur Winetou, l'une lui maintenant la tête et l'autre lui ouvrant la bouche, il nous a bien fallu un quart d'heure pour arriver à nos fins
Enfin en selle, nous commençons la journée par le lac de Tracouet où nous pouvons faire trempette. Nous admirons le paysage magnifique qui s'offre à nos yeux, les chevaux la crinière dans le vent.
Nous avons l'impression d'être seuls au monde, c'est grisant. Nicole ne résiste d'ailleurs pas à la tentation de piquer un petit galop.
On repart tranquille, tantôt à pied, tantôt à cheval jusqu'à 12 h 00, heure du repas.
ous faisons halte dans un sympathique petit restaurant
Au Vieux Nendaz, où les chevaux peuvent se détendre attachés à la barrière.
Vincent en profite pour peaufiner sa théorie équestre en possant de nombreuses questions à l'aide d'un pot de crème, d'une cuillère et d'un couteau représentant respectivement la tête du cheval, son corps et la paroi du manège. Satisfait des réponses pbtenues, c'est au tour de Cédric de lui enseigner la pratique autour du cheval. Vincent est désormais prêt pour le Rando 1!

La fin de la randonnée se passe sans encombre, entrecoupée de nombreux jolis galops dont quelques-uns assez inattendus, mais bon, ce sont les  joies de la balade à cheval!
Une fois de retour au Ranch et après avoir donné une douche bien méritée à nos compagnons d'un week-end, nous allons boire un dernier verre et chacun part dans une direction différente, mais en se promettant de se donner rendez-vous pour une nouvelle aventure.
Quant à nous, nous restons encore un jour au Ranch des Maragnènes et avons encore bien des émotions devant nous, mais cela, c'est une autre histoire!!

Elodie et Lavinia