Récits de randonnées

 

CE de Bulle à Néjos-City . Mai 1998
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9 h 30 : notre troupeau s'ébranle enfin, la journée s'annonce splendide, ensoleillée et tout le monde est très enthousiaste. Nous voilà partis pour Eison, un groupe de treize cavaliers composé de six Fribourgeois venus se changer de la verte Gruyère, et de l'équipe des habitués du Ranch. Après cinq minutes, nos solistes Jean-Pierre, Paulo et Gégé entonnent déjà les premières chansons plus ou moins gaillardes, vite reprises en chœur par tous les cavaliers, Bullois y compris qui se sont très vite habitués au style « Maragnènes ».

Les chevaux sont encore un peu frais et s'excitent, mais se calment bien vite après la grande montée jusqu'au terrain de foot. En passant par la ferme de Louis et après un petit galop, nous débouchons en un rien de temps au dessus de Vex.

Nous marchons d'un bon pas, emmenés par Mau-Mau (encore un), l'immense cheval noir de Josiane. D'ici la vallée est magnifique et nous pouvons bientôt admirer les pyramides. Pour notre deuxième galop, Roger nous choisit un sentier au terrain souple et aux branches basses, très basses. Pour les éviter, il fallait être habile ou posséder une monture courte sur pattes… On a tous bien ri à l'exception de ceux qui avaient perdu leur chapeau!

A Hérémence on s'offre déjà (ou encore pour certains) une bière fraîche. Vers 13 h nous nous arrêtons au mayen pour la pause de midi; les chevaux à l'ombre et les cavaliers allongés dans l'herbe.

A Evolène nous nous accordons encore une petite pause sur la terrasse avant d'entamer la dernière partie de cette superbe journée.
Aidée par le soleil qui tape et les bières que l'on entend se décapsuler de temps à autre, notre troupe se met en route jusqu'à Volovron où nous mettons pied à terre. Ici commence la grande descente quelque peu scabreuse et pénible pour tous ceux dont les chevaux n'étaient pas habitués et pour ceux qui n'avaient pas suivi les tests Rando, sans problème pour les autres.

La forêt est superbe, silencieuse, vertigineuse à certains endroits et le petit pont de bois à l'image de celui de la chanson d'Yves Duteil…

A Eison
, Jean-Noël et Sarah, nous attendent avec notre matériel. Tous ceux qui n'avaient pas suivi la consigne « paquetage minimum » ont quelques problèmes à charger leur dos et celui de leur cheval.
Cependant, nous arrivons tous sans difficulté majeure à bon port,  mise à part Karin qui nous a offert un concert de cris et un roulé-boulé humoristique, mais sans mal heureusement.

Ah Néjos-City
alias Neijos-Paradis: quelques petits chalets loin de tout, vue panoramique sur la Dt-Blanche, les Veisivis, les alpages de Vendes, Thyon…

Après s'être occupé des chevaux, les avoir mis au pâturage et avoir fait un tour du propriétaire, nous allons tous par petits groupes nous rafraîchir au torrent. Serge s'occupe déjà du feu et des grillades et nous nous asseyons pour déguster un vin de Saxon apporté par Paulo.

Certains se plaignent de douleurs et racontent leurs peurs et leur plaisir de la journée. Coucher de soleil, puis clair de lune, blagues au coin du feu, raclette et salade de fruits. La soirée se passe à merveille, quelques-uns nous quittent prématurément afin de reposer leurs jambes endolories, les derniers se couchent tard, trop tard accompagnés par les Beattles.
Pour une fois, pas de concert de ronflements, peut-être l'air de la montagne?
A six heures, les chevaux déboulent au galop, les uns après les autres, nous nous ébrouons. Les premiers couchés étant comme à l'accoutumée les derniers levés. Nous nous occupons des chevaux, déjeunons et à 8 h 30 sommes prêts.

Je quitte cet endroit merveilleux avec une drôle de sensation et une envie folle d'y retourner dès que possible!
La journée commence par des émotions fortes pour Jacqueline et Astérix qui glisse dans le premier virage. Ensuite, pour arriver en haut sans trop d'efforts, il suffit de ne pas rater la queue de son prédécesseurs!

Nous traversons St-Martin et empruntons un petit sentier en descente qui nous mène directement jusqu'à La Luette où nous nous offrons un galop à un rythme d'enfer jusqu'à la carrière. Par des petits sentiers sinueux, nous arrivons vers 11 h 30 à Combioulaz où nous étalons la pause de midi jusqu'à ...15 heures!

Après être restés si longtemps au soleil nous sommes assoiffés et nous nous précipitons dans le premier bistrot de Vex et de la rejoignons Maragnènes par le chemin habituel.

Au Ranch, les chevaux ont tous droit à une bonne douche et certains cavaliers aussi. Puis nous nous retrouvons sur la terrasse devant des tartelettes aux premières fraises du Valais : une merveille! Malheureusement il est déjà tard et la route jusqu'à notre « pays » est encore longue…

On se promet de revenir bientôt, afin de renouveler le plaisir de pouvoir partager des moments de bonheur intenses et revoir le paradis sur terre.

Valérie Piccand