Récits de randonnées

 

Combioulaz "C'est un coin de verdure où chante une rivière"
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"Pluie du matin n'arrête pas le pèlerin"
Forts de cette conviction, onze intrépides randonneurs ont décidé de braver les aléas du temps pour se rendre à Combioulaz. Après de chaleureuses retrouvailles aux écuries, le chef et Christian nous attribuent nos montures.
Première destination : Hérémence. Les chemins sont escarpés et les chevaux s'essoufflent rapidement. C'est le prétexte à de fréquents arrêts de Winetou qui semble avoir le même défaut que moi : la gourmandise.
Son œil exercé repère avec sagacité le moindre brin d'herbe baigné par la rosée du matin. A l'arrière du groupe, Michel veille avec un soin jaloux sur sa précieuse cargaison de bières et de crus du terroir.
Si Roger, Manu, Barbara et Monique avancent de leur mieux, Paulo et Stéphane flânent au milieu du groupe en jouant au nouveau sport équestre : "le passe - bouteille". Caramel tente de lutter à sa façon contre l'alcoolisme : il essaie de désarçonner Stéphane qui décapsule une bière.
Nous continuons notre route en galopant sous les mélèzes et au bord des bisses.
Quelques vaches viennent gentiment nous saluer. A Hérémence, pause apéro pour les chevaux qui l'ont bien méritée. Nous mettons le cap sur Euseigne. Le paysage est fabuleux : nous apercevons toute la vallée.
Une seule tragédie vient marquer cette matinée : Michel égare un de ces précieux flacons au grand regret de Paulo et Stéphane.
Malgré ses efforts et une fouille minutieuse aidé par Bill, il ne parviendra pas à retrouver la dive bouteille.
Le trajet semble encore long et nos ventres commencent à crier famine. Une heure plus tard, nous parvenons à Combioule. Quelques randonneurs pédestres nous y attendent. Les tendres moitiés de nos compagnons sont déjà là ainsi que le ravitaillement.
Le ventre solidement calé par de délicieuses grillades, des salades et du dessert, il est difficile d'envisager de reprendre la route!
Michel est victime d'une mauvaise plaisanterie: le tapis de selle de Bill a disparu. Toute la bonne volonté du groupe ne suffira pas pour forcer le vilain plaisantin à se dénoncer. Une couverture du dortoir fera l'affaire.

Nous descendons au fin fond de la vallée. Quelques arbres sont accrochés aux rochers : Dieu qu'on se sent petit face à cette immensité!
Telles des chèvres, nos montures arpentent les  étroits sentiers.
Roger cherche à éprouver notre courage: galops à côté du précipice.
Quelque peu terrorisée, mes yeux s'accrochent à la pointe des oreilles de Winetou, par peur de regarder ailleurs. Le chemin finit par s'élargir et je pousse un discret soupir de soulagement.
Nous déboulons sur Vex. Nous découvrons un champ de pissenlits qui fait l'aubaine de nos chevaux. Stéphane, Paulo et Michel prennent des forces avec les derniers litrons. Nous contemplons le ciel qui commence à s'assombrir.
Un dernier effort et nous revoilà au Ranch. Nos montures dé sellées sont cajolées et bichonnées . Un dernier verre sur la terrasse pour clore la journée. Le sujet de nos conversations? Les prochaines randos, bien évidemment!

Joëlle B.