Récits de randonnées

 

Le Brame du Cerf - 7 et 8 octobre 2005 par Dominique

 

Rendez-vous au Ranch des Maragnènes dès 17 h. le 7 octobre 2005

  A mon arrivée, Ranger me souhaite la bienvenue. Quelques minutes après, le groupe est au complet. Nous sommes 5 femmes et lui….. Lui qui va nous emmener découvrir, écouter le brame du cerf !
Répartition des charges dans les sacs à dos et dans les voitures. C’est du sérieux.

Départ. Nous montons en voiture jusqu’à Mandelon. Nous laissons les moteurs sur place et partons à pied. Il y a beaucoup de monde sur ce plateau !

Les femmes partent devant en….. papotant, bien entendu. Ranger nous rejoint et nous invite à faire silence, si nous voulons apercevoir et entendre quelque chose. Et c’est à ce moment que son portable sonne !

Peut-être le cerf qui le prévient qu’il ne peut pas venir ce soir… car ce soir-là, nous ne l’entendrons ni ne le verrons !

Mais le spectacle est magnifique. Couleurs d’automne sur les arbres et les premières neiges juste quelques mètres au-dessus. Nous avançons et arrivons au chalet de Vendes à la nuit tombante.

Ranger prépare le feu. Le chalet est rustique mais follement sympathique. Et nous y passons une excellente soirée. Il n’y a pas de cartes ! Qu’à cela ne tienne, nous nous racontons, à tour de rôle, une histoire. Nous buvons plusieurs vins excellents en mangeant de délicieux spaghettis, et dégustons, avec le café,  la liqueur aux œufs poires williams, pur produit de la ferme Maragnène

Ouste, au lit ! Lever de très très bonne heure. Les choses sérieuses commencent. Départ après un frugal petit déjeuner et un rapide nettoyage des lieux. Départ dans la nuit, sans lampe et….. en silence !

Un peu plus loin, çà y est ! Le premier brame déchire le silence du matin naissant !

Stop, en position « observation »…. Mais plus rien ne bouge…. Un petit brame qui s’éloigne, c’est tout.

Nous repartons et nous installons un peu plus bas, sur des couvertures militaires. Un nouveau brame, un autre. Nous nous tordons le cou, agrandissons les yeux, mais nous ne verrons rien. En revanche, une bonne demi-heure plus tard, le froid a traversé les couvertures et nous nous les gelons.

Cette fois, nous continuons le chemin. En contrebas, un troupeau de biches passe, l’œil tout guilleret et, en arrière-plan, nous entendons le faible brame d’un cerf épuisé mais certainement heureux !

Et voilà, l’aventure s’arrête là. Nous entendons encore quelques brames, mais nous ne verrons rien. Même pas le bout d’un bois de cerf ! Dommage direz-vous ? Non ! Ces moments furent magiques d’amitié, de complicité et de rires.

  Merci Ranger, merci les filles !